Seule l’indépendance pourra permettre au Québec de disposer de tous les pouvoirs et de toutes les ressources nécessaires pour réaliser ce pays de projets que nous désirons. Toutefois, le pays du Québec ne naîtra pas uniquement à l’issue d’une simple campagne référendaire de 30 jours, où la réflexion est trop souvent réduite à sa plus simple expression. Les deux référendums perdus démontrent la difficulté d’arriver au résultat voulu par les souverainistes par cette voie. Il est temps d’essayer autre chose.
Québec solidaire propose de remettre entre les mains de la population le soin de définir son avenir politique et son projet de société. Ce processus en 3 volets s’enclencherait au cours du premier mandat d’un gouvernement solidaire.
L’Assemblée aura le mandat d’élaborer une ou des propositions sur le statut politique du Québec. Elle devra également formuler les principes sur lesquels doit reposer la vie commune et définir les institutions démocratiques du futur État. Qu’est-ce que cela veut dire ?
On peut imaginer facilement que plusieurs questions passionnantes seront débattues dans cette Assemblée. Des exemples :
L’Assemblée constituante répondra à ces questions et n’évoluera pas en vase clos. Dès sa mise en place, elle devra imaginer divers moyens pour organiser la consultation citoyenne et le débat collectif. Par exemple, les nouvelles technologies permettront à toutes celles et tous ceux qui le veulent de participer à des débats virtuels. Il faudra prévoir des soirées publiques, des colloques, des assemblées de cuisine, peut-être une commission itinérante… L’idée étant de favoriser la participation du plus grand nombre.
Suite à ce processus de réflexion, de débats et de propositions, la population aura à se prononcer par référendum sur les propositions retenues par l’Assemblée constituante, donc sur l’avenir politique du Québec et sur un projet de constitution.
Nous sommes convaincus qu’il s’agit là d’une démarche gagnante et hautement démocratique, qui suscitera de l’enthousiasme et redonnera à la population québécoise le goût d’être enfin «maîtres chez eux».
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