Une Assemblée constituante pour laisser la population décider de son avenir

Seule l’indépendance pourra permettre au Québec de disposer de tous les pouvoirs et de toutes les ressources nécessaires pour réaliser ce pays de projets que nous désirons. Toutefois, le pays du Québec ne naîtra pas uniquement à l’issue d’une simple campagne référendaire de 30 jours, où la réflexion est trop souvent réduite à sa plus simple expression. Les deux référendums perdus démontrent la difficulté d’arriver au résultat voulu par les souverainistes par cette voie. Il est temps d’essayer autre chose.

Québec solidaire propose de remettre entre les mains de la population le soin de définir son avenir politique et son projet de société. Ce processus en 3 volets s’enclencherait au cours du premier mandat d’un gouvernement solidaire.


L’élection d’une Assemblée constituante
Un gouvernement solidaire s’engage à instituer une Assemblée constituante élue au suffrage universel. Cette Assemblée serait composée paritairement de femmes et d’hommes, inclurait des personnes en provenance des minorités culturelles et devrait refléter la pluralité des opinions sur l’avenir du Québec.

Mandat : doter le Québec d’une constitution et d’un projet de société

L’Assemblée aura le mandat d’élaborer une ou des propositions sur le statut politique du Québec. Elle devra également formuler les principes sur lesquels doit reposer la vie commune et définir les institutions démocratiques du futur État. Qu’est-ce que cela veut dire ?

On peut imaginer facilement que plusieurs questions passionnantes seront débattues dans cette Assemblée. Des exemples :

  • Quel sera le rôle de l’État québécois dans l’économie ?
  • À qui appartiendront les ressources énergétiques de l’État québécois ?
  • Quels droits humains, individuels et collectifs voulons-nous inclure dans une constitution québécoise ?
  • Quel mode de scrutin voudrons-nous instaurer afin d’éviter les distorsions flagrantes entre le pourcentage de votes recueillis par les partis et le pourcentage des sièges qu’ils obtiennent à l’Assemblée nationale?
  • Comment assurer un réel partage des pouvoirs entre l’État central et les régions ?
  • Comment développer les possibilités d’initiative populaire?
  • Comment réaliser l’égalité de genre dans les institutions politiques ?
  • Quelles seront nos relations avec les nations autochtones ?
  • Comment obliger les élu-e-s à être redevables devant le peuple et non devant les ramasseurs de fonds et autres riches contributeurs?
  • Comment favoriser l’émergence de médias issus de la société civile diffusant une information libre et pluraliste afin que puisse s’épanouir la vie démocratique?

L’Assemblée constituante répondra à ces questions et n’évoluera pas en vase clos. Dès sa mise en place, elle devra imaginer divers moyens pour organiser la consultation citoyenne et le débat collectif. Par exemple, les nouvelles technologies permettront à toutes celles et tous ceux qui le veulent de participer à des débats virtuels. Il faudra prévoir des soirées publiques, des colloques, des assemblées de cuisine, peut-être une commission itinérante… L’idée étant de favoriser la participation du plus grand nombre.


Un référendum

Suite à ce processus de réflexion, de débats et de propositions, la population aura à se prononcer par référendum sur les propositions retenues par l’Assemblée constituante, donc sur l’avenir politique du Québec et sur un projet de constitution.

Nous sommes convaincus qu’il s’agit là d’une démarche gagnante et hautement démocratique, qui suscitera de l’enthousiasme et redonnera à la population québécoise le goût d’être enfin «maîtres chez eux».

 

 

 




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