Québec solidaire se lance en campagne pour parler du pays à construire. Pour le définir, lui donner une couleur, développer le goût d’en débattre. Le projet de pays de Québec solidaire est unique.
Pourquoi en parler maintenant? Parce qu’en ces temps troublés où plusieurs désespèrent de la politique, nous nous sentons la responsabilité de revaloriser LE politique. C’est-à-dire le débat collectif et l’engagement citoyen autour d’un projet mobilisant. Construire un pays, n’est-ce pas enthousiasmant si on se donne la peine d’en définir les contours et le mode d’emploi?
Québec solidaire a de grandes ambitions pour ce pays du Québec à venir, où tous les rêves de justice, d’égalité, de démocratie et d’écologie sont permis. Dans ce pays, on vit en français et on est ouvert au monde. Mais comment le construire?
Dans les pages qui suivent, vous trouverez des réponses. En commençant par l’idée de rassembler la population autour d’une Assemblée constituante élue par tous les citoyens. Un forum responsable d’animer une réflexion sur l’avenir politique du Québec et de préparer un projet de constitution, colonne vertébrale du pays à venir.
Un projet de pays se bâtit avec les gens et non par des campagnes trop courtes, marquées par des slogans vite oubliés et où la forme l’emporte sur le fond. Il faut prendre le temps, consulter, débattre. Voilà comment on bâtit un pays sur des bases solides et solidaires.
Une démocratie vivante est au cœur de notre projet de pays. Nous proposons des voies pour rendre plus juste notre mode de scrutin et pour améliorer la participation citoyenne. Le pays, c’est nous tous, nous toutes!
Vous embarquez ?
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Corine 13 avr 2011 - 16:51
Bonjour,
je dois vous avouer que je suis extremement decue d’apprendre que Quebec Solidaire n’a pas de ligne directrice ou de projet veritable de souverainete, du moins, c’est ce que j’en conclu et que le parti met en branle une espece de grande tournee pour « demander l’avis » du peuple quebecois. Je m’attendais a une annonce claire, a une politique claire, a un projet deja defini. Ceci me fait croire que le QS n’a malheureusement pas, depuis le temps, reflechi sur l’avenir d’un pays souverain.
Il est beaucoup plus facile de deguiser une consultation populaire en « vraie democratie » que d’avouer n’avoir aucun programme sur le sujet.
De plus, un projet de « pays feministe », ce terme me fit extremement peur. J’aimerais bien que vous definissiez le terme. Dans le sens d’une egalite? Ou dans le sens de pouvoir feminin?
En attente d’une reponse,
cordialement,
Corine
Édimestre 14 avr 2011 - 11:23
Bonjour Corine,
Merci de nous avoir écrit. J’aimerais préciser plusieurs choses: la première est que Québec solidaire offre réellement une alternative à la stratégie classique de campagne référendaire pour atteindre la souveraineté. Étant donné le caractère irréformable du fédéralisme, on ne peut plus avoir une attitude attentiste vers laquelle le PQ semble s’orienter. La mise sur pied d’une assemblée constituante est l’idée-clé de notre démarche. Lorsque vous dites que QS n’a pas de véritable projet souverainiste, je suis un petit peu surpris. Demander l’avis à notre population est justement ce qu’il manque à notre démocratie en crise. Il n’est pas question de déguiser quoique ce soit. Prenons quelques exemples rapides mais très révélateurs: Old Harry et le gaz de schiste. Des dossiers sur lesquels les citoyen-ne-s n’ont pas été consultés et où leur avis importe peu ceux qui nous dirigent. N’est-il pas normal que face à cette stratégie perdante, nous tentions de mettre de l’avant d’autres manières de faire participer la population?
On veut que la dynamique actuelle change. Nous voulons permettre à chaque personne de s’exprimer sur son environnement et sur son avenir. Imaginez une société où on organiserait de grandes consultations sur des projets à construire ensemble. Préférez-vous que les choses se passent en vase-clos entre plusieurs décideurs, comme c’est le cas dans d’autres partis? Les exemples latino-américains, l’Islande et la Tunisie récemment nous prouvent que, lorsque nous impliquons la population, lorsque nous l’associons à la prise de décisions, de belles choses peuvent se réaliser. Car à quoi bon faire un pays si c’est pour reproduire les mêmes inégalités, les mêmes injustices? Nous pensons que cette implication est la seule façon de créer des conditions gagnantes pour atteindre une souveraineté. En ce sens, je pense que notre projet est clair.
Concernant le pays féministe, il s’agit avant tout de promouvoir l’égalité, laquelle est encore loin d’être atteinte. On a besoin d’une vraie équité salariale entre hommes et femmes, d’une valorisation du travail domestique, travail principalement occupé par des femmes, et qui n’est pas reconnu pour ne citer que ces exemples. Nous n’avons pas parlé de pouvoir féminin. Nous sommes un parti ouvert, progressiste, écologiste, féministe où plusieurs tendances se côtoient dans une ambiance profondément démocratique.
Merci de nous avoir écrit. N’hésitez pas à nous poser d’autres questions.
Cordialement,
David Dubois
Valérie Les Fraises 15 avr 2011 - 11:52
Vous êtes déçue parce que Québec Solidaire ne veut pas agir en despote en nous imposant une ligne directrice?
N’est-ce pas de la démocratie que de demander au peuple ce qu’il veut?
Martin Dufresne 15 avr 2011 - 12:57
UTILISER CETTE VERSION CORRIGÉE SVP:
Un projet digne de votre campagne serait d’explorer la possibiklité d’alternative à « l’industrie du sexe » comme emplois pour nos jeunes et pour les femmes qui rêvent d’immigrer ici. Aprèes la Suède, la Norvège et l’Islande, la Communauté européenne vient de reconnaître la prostitution comme une violence envers les femmes, et une commission multipartite vient de recommander au gouvernement français de pénaliser les acheteurs de services sexuels, qui ne sont présentement pas dissuadés de nourrir un problème qui s’aggrave. J’espère que Québec Solidaire suivra la position qu’avait adoptée M. Khadir lors du Forum social québécois de 2009 alors qu’il avait reconnu, à titre personnel, ce caractère de violence sexiste de l’industrie de la prostitution. La Commission de députés français qui s’est penchée sur le problème a produit cette semaine trente recommandations* dont nous pourrions nous inspirer, comme du travail de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (www.lacles.org) qui travaille depuis 5 ans avec des survivantes de l’industrie pour recommander des solutions aux divers problèmes en cause.
Nous ne « devons » rien aux acheteurs de services sexuels, mais nous devons un soutien réel aux femmes et aux jeunes que des conditions sociales dégradées acculent à louer leur sexe.
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*30 propositions novatrices pour refonder les politiques publiques face au système prostitutionnel – http://www.prostitutionetsociete.fr et http://www.marianne2.fr/Pour-une-repression-a-la-suedoise-de-la-prostitution_a205009.html