Parti Québécois : l’impasse d’une stratégie
Parti Québécois
Après deux référendums perdus…
- La stratégie du PQ pour l’atteinte de la souveraineté est dans une impasse
- Dans les conditions actuelles, il n’y a aucune raison de croire qu’un troisième référendum serait gagnant. On peut aussi se demander: y aura-t-il un référendum?
- Le «Plan Marois », qui vise à réclamer plus de pouvoirs à Ottawa, suscite peu d’enthousiasme dans la population
- À aucun moment cette stratégie n’inclut la population du Québec dans la définition de son avenir, à part lors d’un bien hypothétique référendum qui viendra à la toute fin du processus
- Il s’agit d’une stratégie qui ne convoque que deux acteurs : le palier provincial et le palier fédéral
- Pour Québec solidaire, toute démarche vers la souveraineté qui n’implique pas la population est vouée à l’échec…
Québec solidaire
Et si on incluait la population,
pour une fois ?
- Le pays du Québec dont Québec solidaire rêve prend racine dans sa population
- Le pays du Québec ne naîtra pas uniquement à l’issue d’une simple campagne référendaire de 30 jours, où la réflexion est trop souvent réduite à sa plus simple expression.
- Québec solidaire propose de remettre entre les mains de la population le soin de définir son avenir politique et son projet de société
- Seul le peuple québécois a le pouvoir de définir les contours, la couleur et les institutions du pays à venir
- L’Assemblée constituante est la clé de voûte du succès de cette démarche
- Nous sommes convaincus qu’il s’agit là d’une démarche gagnante et hautement démocratique, qui suscitera de l’enthousiasme et redonnera à la population québécoise le goût d’être enfin «maîtres chez eux».
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Éric Bouchard 13 avr 2011 - 13:42
Très beau projet et je suis bien content que Québec Solidaire nous donne l’heure juste sur l’impact et les retombée d’un référendum parmi la populations. Une chose j’aimerais vous donnée mon point de vue sur se que le Québec devrais faire en tant que pays une fois un référendum gagnant. La nationalisation de nos banques notre argent va directement dans les poches des banquier internationaux qui nous vole et qui devienne de plus en plus riches. Je pense que en nationalisant nos banques en entant souverains et géré par le peuples ou une instance du gouvernement avoir notre propre monnaie nous rendrais complétement indépendant vis à vis le FMI ou la banque mondial wall-Street et la Banque du Canada qui sont tous géré par des riches au pouvoir des riches. Si nous voulons un meilleurs niveau de vie pour notre populations et de meilleurs programme sociaux Santé, Chômage, Aide Social, Éducations, etc. Je pense que la redistribution des richesse se fait par la et qu’il serais important d’avoir des consultations publique dans se domaine. sur se mes salutation à vous et bonne continuation Éric Bouchard
Jacques Boyer 7 mai 2011 - 20:43
Nationalisation des banques, ou comment détruire le Québec et ses chances d’être reconnu en tant que pays souverain à l’international
Édimestre 9 mai 2011 - 13:25
Bonjour Monsieur Boyer,
veuillez noter que Québec solidaire n’a pas tranché la question de la nationalisation des banques en Congrès. Cela sera le cas en décembre prochain.
Par nationalisation, nous sommes beaucoup plus nuancés que ce que votre commentaire laisse entendre. Autrement dit, nous ne souffrons pas d’orthodoxie: le curseur du débat oscille entre des participations majoritaires, minoritaires ou nationalisation totale selon les cas. La dernière crise économique du système financier doit au moins nous imposer de réfléchir sur le système bancaire actuel et son caractère principalement privé.
J’ajoute que la crise économique a forcé plusieurs États à reconsidérer la nécessité de voir les banques rester dans le giron du privé. La Grande-Bretagne et les États-Unis qui ont nationalisé certaines de leurs banques à 100% ne sont pas des pays aux orientations économiques proches de celles prônées par Québec solidaire.
Blague à part, pour faire un parallèle avec la souveraineté, j’aimerais vous rappeler que notre démarche démocratique- avec l’élection d’une constituante- vise non seulement la mise sur pied d’une constitution mais également d’un projet de société. Ce sera le mandat de cette assemblée qui sera non-partisane et représentative de la population et des régions du Québec. Dans ce cadre, elle pourra parler du rôle de l’État dans l’économie par exemple et donc par extension du statut des banques et de leurs rôles par rapport à l’économie d’un pays.
Merci de votre commentaire,
Bien à vous,
David
Marilyn 15 avr 2011 - 12:31
C’était au programme du Congrès en mars, mais nous avons manqué de temps. Cet enjeu sera reporté au prochain Congrès en décembre. Si tu es membre de QS, tu peux aller aux (pluriel!) AG de ta circonscription et être élu délégué. Ainsi, tu pourras prendre part aux échanges sur cette question!
Aussi, je souhaite fortement organiser une activité sur l’économie québécoise et la fiscalité cette année. Tu seras le bienvenu!
Solidairement,
Marilyn, Responsable de la formation au national
Pierre Bellefeuille 15 avr 2011 - 21:51
Il faudra que plusieurs cessent de penser comme des colonisés pour que le Québec devienne notre pays! Qui dit colonisé, dit asservissement politique, économique et moral face à une culture qui lui est étrangère ou dominante, le tout s’inscrivant dans des rapports de forces inéquitables, où l’idée même de l’autonomie et de l’indépendance est dénigrée et rabaissée à une question raciste de sous-culture. C’est exactement ce que nous vivons ici au Canada face à une extrême droite pure et dure. Cette forme de racisme, nous l’avons tous très bien ressentie dans les propos et attitudes du gouvernement Harper et de Monsieur Ignatieff.
L’autonomie est une question de dignité! La charte au niveau de l’ONU, si je ne m’abuse, reconnaît d’emblée le droit d’autonomie à tous les peuples.
Le Québec est riche, nous avons tout à gagner de devenir autonome en définissant notre pays, car nous avons un très grand territoire riche en ressources naturelles variées. Nous d’excellentes universités, un système de santé, les aéroports, les autoroutes, le train, un superbe fleuve, une multitude de cultures se côtoyant paisiblement, etc.
Trop souvent on a utilisé la peur pour nous ramener dans le filet fédéraliste, la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir cohabiter avec les États-Unis, etc. Pourtant, lorsqu’on observe l’Europe, de nombreuses cultures très différentes sont autonomes et se juxtaposent à l’intérieur d’un territoire parfois beaucoup plus petit que le Québec, ce qui n’a jamais empêché une unification des monnaies au niveau de l’Euro et au niveau de l’Union européenne.
Le Canada est relativement peu populeux par rapport à l’Europe, tout est encore à faire, il y a tant d’espace, et pourtant l’espace politique en est souvent trop réduit à un couloir étroit entre francophones et anglophones. Les autochtones font aussi partie de cette richesse, la nier serait commettre la même erreur que le fédéral à l’égard du Québec. Le rapport des autochtones à l’environnement est poétique et très riche en enseignements.
Ça n’appartient pas au fédéral de nous définir, ça nous appartient à nous les Québécois, intimement.
En fait, plusieurs anglophones ont compris notre recherche d’autonomie et notre particularité, plusieurs se faisant un plaisir depuis au moins deux décennies d’apprendre le français. Ils comprennent parfaitement que nous ne les détestons pas loin de là. Cependant, certains politiciens à Ottawa comme à Québec, ont des objectifs purement électoralistes, et entretiennent bêtement les préjugés et la haine, ils les nourrissent sciemment, car ça assure leur propre recherche du pouvoir, diviser pour régner.
Le Québec est tout à fait capable d’intégrer ses valeurs plus à gauche avec le milieu des affaires généralement plus à droite. À mon sens, un Québec indépendant serait l’occasion unique d’amener de nouvelles entreprises plus axées sur le virage vert, plus respectueuses de l’environnement, ce qui nous placerait avantageusement au niveau international. Avec les conservateurs à Ottawa, en ce qui à trait à l’environnement, notre réputation a perdu beaucoup de son lustre, ce qui à long terme ne peut qu’être nuisible dans nos rapports d’affaires à l’étranger. Nous devons savoir prendre ce virage maintenant!
Merci à Québec solidaire d’être là si intelligent!
Pierre Bellefeuille 15 avr 2011 - 22:08
Plusieurs pensent aussi à tors que dans un contexte de mondialisation, tout doit aller à l’ouverture, et les plus malhonnêtes politiciens se réapproprient cette idée d’ouverture en associant l’idée d’isolement pour une culture recherchant l’autodétermination. Utilisant faussement l’idée d’isolement, ils brandissent la ruine économique. Rien n’est plus faux! De tout temps, aucune culture n’a pu se refermer entièrement sur elle-même, l’ouverture au monde est essentielle à toute culture. Cette ouverture au monde, le Québec n’en manque absolument pas, très justement.
Si nous étions indépendants ici au Québec, nous n’en serions pas à laisser nos ressources naturelles se vendre à 1/1000e du coût payé ailleurs, tout comme ça se fait sous l’administration du gouvernement Charest. Le gouvernement Charest (conservateur dans l’âme) est en train de nous vendre à la pièce. Regardez l’attitude navrante et débile qu’ils ont eue avec les gaz de schiste, la non-ouverture d’une enquête publique sur l’industrie de la construction, etc. Cela est inacceptable pour n’importe quelle culture qui se respecte le moindrement. C’est un peu comme si un alcoolique entrait à la maison et vous disait que vous n’avez plus de maison, car toutes les économies ont été dilapidées à la taverne! J’exagère à peine!
Pierre Bellefeuille 16 avr 2011 - 12:05
Encore un peu de matière à réflexion!
Pour survivre nous devrons aussi nous assurer de réguler les institutions financières pour éviter des pièges tels que ceux s’étant produits aux États-Unis avec la crise 2008-2009 où on a en grande partie été créé massivement produits dérivés spéculatifs du genre papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA). La Caisse de dépôt et placement du Québec a perdu 40 milliards de dollars dans ce genre de placements spéculatifs.
Je fais une parenthèse importante ici.
Aux États-Unis, plusieurs experts avaient fait des mises en garde contre les produits dérivés, plus précisément sur la spéculation à partir de millions d’hypothèques insolvables. Plusieurs ont joué le jeu sous l’administration Bush : Wall Street, les grandes banques centrales, le tout appuyé par les maisons de notations telles que Moody’s et Standard and Poors. Le documentaire « The Inside Job » fait ressortir que les gens connaissaient les risques, mais ils ont laissé faire.
http://lupus1.wordpress.com/2010/11/01/documentaire-inside-job-ou-comment-comprendre-le-fil-conducteur-de-la-crise/
Les maisons de notation n’auraient jamais dû donner des cotes AAA à ces placements spéculatifs, et lorsqu’on leur a reproché de l’avoir fait, elles ont répondu qu’elles ne pouvaient être imputables, car leurs rapports ne sont basés que sur des opinions. Des opinions! Incroyable de pouvoir se dégager si facilement! Ces maisons de notation ont toute l’expertise requise pour vérifier la solvabilité des stratégies financières, leurs « opinions » sont celles d’experts ayant le pouvoir de donner confiance ou de faire fuir massivement les investisseurs. Elles ne sont pas neutres! Ces institutions privées toutes basées aux États-Unis travaillent pour les capitaux et Wall Street. On ne peut pas se fier à ces gens pour donner l’heure juste, car leurs stratégies démaquillées font ressortir qu’ils assurent le pouvoir aux multinationales au-dessus des gouvernements. Lorsque leurs verdicts sabotent une économie, la conséquence directe est la venu du FMI et de la Banque mondiale consentant des prêts à condition de déréglementation.
Cela dit, au Québec dans un cadre d’autonomie, il nous faudrait résister au chantage économique des maisons de notation, et ce, en proposant notre propre système d’évaluation. Nous pourrions par exemple créer une nouvelle maison de notation multilatérale avec d’autres pays, dans le but de conserver la confiance des populations face à la gouvernance et face au système financier.
C’est Joseph Stiglits, prix Nobel d’économie, qui mentionne dans son livre « le triomphe de la cupidité » que les institutions financières sont devenues trop puissantes et nuisent à l’efficacité de l’économie en l’absence de toute régulation.
Finalement, nous devrons adopter une devise commune, soit avec le Canada, les États-Unis, possiblement l’Euro. De toute manière, il est question qu’une devise commune soit adoptée entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, elle porterait le nom d’Améro. Cela pourrait se produire d’ici une décennie ou deux.
Joseph Stiglizt définit la politique de la manière suivante : s’assurer de l’efficacité de l’économie et s’assurer que les plus pauvres aient l’essentiel pour vivre. C’est une position essentiellement socialiste, où on recherche l’équité et la justice sociale. Dans ce contexte, un gouvernement devrait savoir garder des distances par rapport aux lobbys privés et les institutions financières, car les objectifs sont conflictuels entre la recherche du bien public et du bien privé. C’est justement ce tissage trop serré entre la gouvernance et les institutions privées qui a grandement nui à l’économie des États-Unis à l’intérieur de la crise financière 2008-2009. Cette crise fut essentiellement une crise du crédit, c’est ce qui arrive lorsqu’une économie se bâtit davantage sur la spéculation, sur la dette, que sur la force de travail. Obama tente de rétablir l’équilibre, mais son administration est piégée par ceux-là même ayant appuyé les produits dérivés et placements spéculatifs, car les gens ayant été la source même de la crise sont tout autour dans l’équipe d’Obama. Je souhaite que dans un Québec indépendant, on sache justement prendre nos distances par rapport aux requis de la finance, car ils sont des prédateurs économiques.
La prédation économique va aussi loin que spéculer sur les agrocarburants, en stockant des millions de tonnes de céréales ce qui a ajouté 250 millions d’affamés dans le monde entre 2005 et 2008, pour amener le total à un milliard de personnes mal nourries. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23271
Je souhaite qu’un Québec indépendant soit intègre, juste et équitable!
Éric Ménard 17 avr 2011 - 16:13
Tout d’abord, petite précision : je suis conscient que, par le présent commentaire que je publie sur cette page, je soulèverai probablement des réactions de la part des partisans de Québec solidaire. J’ai la cause de la souveraineté à coeur, c’est pourquoi je prends le temps de participer au débat d’idées, et sachez que je serais ravi de discuter de la question en personne avec quiconque, mais je ne pourrai malheureusement pas me permettre d’investir le temps de répondre ici à toutes les réactions qui pourraient suivre mon commentaire, j’en suis désolé. Ceci étant dit, je me lance.
Franchement, je trouve que QS nuit plus à la cause de la souveraineté qu’il l’aide en alimentant constamment la division entre les souverainistes, ceux du PQ contre ceux de QS, comme l’exprime tout à fait la page ci-dessus. Comment oser se dire « solidaires »?! Ce qualificatif hautement paradoxal et contradictoire avec le discours souverainiste de QS m’a toujours fait dressé les cheveux sur la tête. Le PQ est évidemment différent de QS et il n’est certes pas parfait, mais ce parti qui porte le projet de souveraineté depuis plus de 30 ans est solidement ancré au Québec et dans le mouvement souverainiste. Il est là pour rester, n’en déplaise à QS qui semble tout à fait avoir l’ambition de remplacer le PQ en matière de parti souverainiste, ce qui n’arrivera sûrement jamais. Ceci dit, le mouvement souverainiste du Québec ne peut se permettre de se diviser entre deux clans. Dans la mouvance actuelle, le beau « Pays de projets » décrit sur ce site est donc voué à rester un pays imaginaire.
Le pire, c’est que je partage pratiquement exactement les mêmes valeurs progressistes que QS, en tant que grand défenseur des causes sociales et environnementales, et en étant fortement souverainiste. Mais je suis tout sauf nombriliste et je suis conscient que la population est composée d’une multitude de gens différents, qui n’adhèrent pas tous aux même valeurs que moi et encore moins à toutes les positions parfois controversées de QS. C’est normal, c’est même constructif, et c’est ça une société.
Or, un Québec souverain DEVRA inclure TOUT LE MONDE, pas seulement les gens qui partagent parfaitement la même vision (très stricte) de QS. Le projet n’a pas le choix de se construire avec tous les souverainistes de la province, de rallier le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises peu importe les autres allégeances. Une fois qu’on l’aura notre pays, qu’on pourra réellement défendre les intérêts de notre nation distincte, là on pourra se permettre de défendre plus fermement des positions spécifiques gauche/centre/droite. D’ici là, cessons les guerres de clocher partisanes qui ne mènent nulle part, soyons VÉRITABLEMENT SOLIDAIRES et joignons nos forces avec tous ceux qui ont le Québec à coeur, et ce, pour le bien de toute la nation québécoise.
Éric Ménard
Étudiant à la maîtrise en environnement, Université de Sherbrooke
Édimestre 19 avr 2011 - 17:13
Bonjour,
Merci de contribuer au débat, même si c’est par une critique de QS.
Voici ce que nous répondions pendant la campagne électorale de 2008 à l’argument que QS divise le vote souverainiste, réponse qui tient encore aujourd’hui :
«Le Parti Québécois est souvent à droite, parfois à gauche et il ne défend que timidement la souveraineté. Ses leaders ont, à de nombreuses reprises, appuyé le libre-échange et le néolibéralisme. Le déficit zéro de Lucien Bouchard a contribué à la désagrégation de nos services publics. Le Parti québécois ne parle que rarement de souveraineté, et lorsqu’il le fait, c’est généralement une stratégie autonomiste pour augmenter les pouvoirs du Québec dans le Canada, mais sans en sortir. Plusieurs souverainistes et électeurs de gauche préfèrent voter pour Québec solidaire, un parti qui défend à la fois la souveraineté et la justice sociale, à défaut de quoi ils préféreraient sans doute ne pas voter du tout. Pourquoi voudraient-ils être captifs d’un parti qui a trahi sa base historique et sa mission fondamentale ? De plus en plus de gens, d’ailleurs, ne votent pas, tant ils ont l’impression que jusqu’ici, aucun parti ne se souciait réellement du bien-être collectif. Si le Parti Libéral gagne, c’est parce que le PQ s’est trahi lui-même depuis des décennies, et ne réussit plus, voire ne cherche même plus à penser le Québec en dehors du néolibéralisme. Québec solidaire représente la seule opposition véritable au gouvernement Charest.»
J’ajouterais que le PQ a remis le mot « souveraineté » dans son vocabulaire récemment, mais n’est toujours pas clair dans ses intentions, ne propose pas de plan pour y arriver et surtout, ne met pas la population au centre de sa démarche.
En tout respect,
Christian Dubois
Éric Ménard 20 avr 2011 - 22:46
Merci pour votre réponse M. Dubois.
Or, vous élaborez qu’un seul et unique argument que j’ai moi-même soulevé, soit « Le PQ est évidemment différent de QS et il n’est certes pas parfait », mais vous éclipsez tous les autres enjeux pour la seule raison que vous avez évidemment une dent contre le PQ.
Vous avez le droit de ne pas aimer le PQ et de vouloir être différent, c’est tout à fait légitime et bénéfique pour la démocratie, mais l’enjeu de la souveraineté est plus profond que ça. Vous ne pouvez pas nier que c’est le PQ qui rassemble la très grande majorité des souverainistes, notamment parce que le parti essaye de rallier la gauche et la droite, avec certes un succès discutable. Alors si on vous comprend bien, vous avez réellement l’ambition de convertir la majeure partie de l’électorat péquiste pour que QS accède au pouvoir et fasse la souveraineté? Vous pensez réellement qu’un parti de gauche marginal comme QS l’est sur l’échiquier politique du Québec, c’est un fait, peut réussir à recruter une majorité de la population québécoise derrière un projet de souveraineté? ***J’aimerais vraiment que vous répondiez à ces questions.***
C’est bien d’avoir des idéaux, je suis moi-même un grand idéaliste. Mais il faut savoir être lucide aussi (mais pas comme Lucien Bouchard), il faut accepter certaines réalités et miser sur les forces en jeu plutôt que de se révolter et vouloir tout repartir à zéro parce qu’on aime pas ce qu’on voit. La réalité présentement c’est que QS ne rejoint qu’une petite partie de la population et que ce n’est pas vrai que QS peut tout simplement « remplacer » le PQ en matière de parti souverainiste. La stratégie de QS en matière de souveraineté est complètement illogique et négationniste de la réalité.
Pour résumer, je ne vois pas dix mille options, mais bien que 3 :
1) Ou bien il n’y a qu’un seul parti qui supporte le projet et regroupe tous les souverainistes (option désuète depuis la naissance de QS),
2) ou bien il y en a plusieurs et le mouvement se trouve divisé en groupes rivaux qui n’arriveront jamais à rien parce qu’ils sont trop préoccupés à tirer la couverte de leur bord,
3) ou bien le mouvement souverainiste se dote d’une organisation rassembleuse non partisane pour promouvoir et bâtir le projet, ralliant le plus de gens possible de tous les horizons, regroupant ainsi une diversité représentative de la population qui peuplera le pays du Québec.
L’option 3 pourrait aussi se décrire de la manière suivante : « [...] une assemblée populaire [ayant] l’immense responsabilité de rassembler nos concitoyens, de les mobiliser, d’imaginer avec eux le pays rêvé. Ce processus a le grand avantage de n’être lié à aucun parti politique en particulier. Après tout, une discussion sur la question nationale appartient au peuple tout entier, et non aux seuls politiciens! »
La belle coïncidence, c’est que cette citation est en fait les paroles de Françoise David (http://paysdeprojets.org/?page_id=17). Le seul problème, c’est que le début de la citation c’est « Un gouvernement solidaire remettrait donc entre les mains d’une assemblée populaire [...]« . Pourquoi attendre qu’un gouvernement solidaire soit élu pour former une telle assemblée? Pourquoi il faudrait absolument que la création d’une telle assemblée non partisane passe d’abord par la partisanerie? Ce n’est pas très cohérent.
Malheureusement, ça me semble tout à fait symptomatique d’un aspect de QS qui me désole grandement et qui transparaît que trop dans votre réponse, M. Dubois, soit l’importance accordée en priorité à la partisanerie (battre les méchants péquistes) plutôt qu’aux enjeux globaux qui dépassent les questions partisanes…
Éric, un gauchiste vraiment solidaire qui n’aime pas que de la rivalité inutile s’immisce dans son beau rêve de pays
Édimestre 23 avr 2011 - 20:15
Très intéressante contribution. L’option 3 de l’assemblée populaire, il est normal que nous la présentions comme suite à l’élection d’un gouvernement solidaire, car aucun autre parti ne propose ce voie. » Pour advenir, cette assemblée devra être instituée par un gouvernement souverainiste et malheureusement nous sommes les seuls à la proposer.
Quant à la « marginalité » de QS… Nous sommes dans l’arène politique pour faire croître nos appuis et prendre le pouvoir un jour, pas pour jouer aux figurants-es. Certes le chemin n’est pas facile, mais c’est la destination que nous nous sommes donnés. On a commencé en bas de 1% d’appui il y a 5 ans. Aujourd’hui nous sommes entre 11% et 15% avec un seul élu…
Christian Dubois
Seb 5 mai 2011 - 19:05
Très bonne idée Éric à propos de l’organisme indépendant non-partisan. D’ailleurs je ne comprend pas pourquoi ça n’existe pas déjà.
Peut-être tu serais un bon candidat pour leader un tel projet Éric?
Martin PM 13 juin 2011 - 12:08
Comme a dit Louise Beaudoin suite à ça démission du PQ, la souveraineté se fera par une coalition souverainistes. Ça m’apparaît évident. J’ose espérer que les membres de QS, dont moi-même, sont assez lucides pour s’assoir à table avec le PQ et les souverainistes de la société civile en cas de victoire péquiste au prochaines élections. Ou même en cas de victoire de Québec solidaire.
Le rejet du PQ par les membres de QS relève surtout, selon moi, de la gestion gouvernemental du PQ, surtout depuis 1995. Il est évident que la marche vers l’indépendance ne relève pas d’un seul parti, ni seulement des politiciens. Quand on parle de faire de la politique autrement, de laisser tomber la partisanerie par moment, ça veut dire parfois d’établir des alliances et des compromis sur certains enjeux.
Louise Boucher 14 mai 2011 - 18:42
Bonjour à tous,
D’abord, je veux remercier Amir Khadir pour son texte paru dans le Devoir du 14 mai 2011. Toujours aussi clair, transparent, compréhensible. C’est en lisant ce papier que pris connaissance de ce site.
J’ai bien l’intention d’y participer. Indépendantiste depuis 1969, j’ai vu comment le PQ, si bouillant d’énergie à cette époque, s’est constamment refroidi pour en arriver à virer à droite et à n’être différent du PLQ que par son option soi-disant souverainiste.
Oui, je crois que les débats sont de plus en plus clairement orientés gauche-droite. Dans mon milieu (communautaire, multiculturel et défavorisé), le politique est discuté et AGI de cette façon : en «gang» de gens ordinaires, pas nécessairement très instruits mais qui savent de quoi ils parlent quand il s’agit de lutter contre la pauvreté, contre la pollution, pour une juste répartition des richesses, pour de l’air respirable, contre le racisme, pour une solidarité interculturelle, contre le gaspillage (nous qui n’avons pas les moyens de gaspiller) des ressources, des biens et de l’énergie des gens.
Ce sont bien ces gens-là qui doivent être consultés pour définir ce que sera la société dans un Québec souverain.
Ce sont ces gens-là qui travaillent à réaliser leurs propres projets locaux, dans la communauté, et qui le font bénévolement, avec coeur et intelligence.
Imaginez si on s’y mettait tous et toutes, à l’exemple de ces gens-là ! IMAGINEZ !
J’espère bien que ces assemblées populaires commenceront à se tenir bien avant l’arrivée de QS au pouvoir. Je sais d’expérience que tout ce que nous avons gagné en social-démocratie, nous l’avons gagné quand nous étions solidaires, en grand nombre à faire connaître nos demandes, quite à descendre dans la rue par milliers.
Au plaisir de nous retrouver côte à côte,
Louise Boucher
Édimestre 17 mai 2011 - 20:51
Bonjour Louise,
Merci pour votre commentaire et pour votre participation.
J’ajoute que votre enthousiasme est contagieux, comme celui de tous les membres de Québec solidaire qui ont voté démocratiquement pour effectuer une campagne politique sur la souveraineté et sur notre pays de projets. Si vous regardez la vidéo de Françoise David en page d’accueil, vous y remarquerez qu’elle y évoque une tournée à l’automne et à l’hiver sous forme d’assemblées populaires. Donc soyez assurée que nous nous retrouverons côte à côte. Le prochain défi sera évidemment de populariser cette campagne auprès de citoyen-ne-s comme vous. Je compte donc sur vous pour en parler
Bien cordialement,
David Dubois
Responsable des communications
Alexandre Robichaud 28 mai 2011 - 16:45
J’aimerais répondre à tous ceux qui priviligient le débat gauche/droite en amenant le point de vue d’un nombre croissant de gens, quoique de convictions parfois radicales.
D’abord, le débat séparatiste/fédéraliste n’est pas mort : il devient un débat nationalisme/mondialisme.
Ainsi : Soit le Québec s’affirme comme nation fière et rayonne; soit elle est écrasé par la machine économique capitaliste des oligarches mondiaux et s’écroule.
Ce débat est de plus en plus urgent au Québec du fait que nos gestes et paroles sont à sens unique (3 points ):
1) D’un point de vue social, le Québec est surtout à gauche. Et ces valeurs relèvent du mondialisme («altermondialismes» et «citoyens du monde»).
2) D’un point de vue économique, le québec tend maintenant vers la droite. Les marchés s’ouvrent sur le monde («libre-échange», «FMI», «ALÉNA»). = mondialisme.
3) D’un point de vue écologique, tous s’entendent et c’est bien, quoique… De toute façon, ces trucs-là, du moins « main-streamement » parlant, c’est mondial.
Or : La gauche sociale québécoise et la droite économique (capitalisme, n’en déplaise à certains) favorisent l’émergence de divers symptômes alarmants:
• Ouverture sur le monde, les marchés sont difficilement compétitif, principalement dans les domaines de production.
• Migration des capitaux, nous perdons nos richesses au profit du « petit nombre », richesse pouvant être efficacement investies ici.
• Ouverture des frontières à l’immigration, notre haut niveau d’accueil deviendra économiquement catastrophique à la longue.
• Apparition d’un communautarisme à l’anglo-saxonne (féminisme, anti-racisme, accommodements raisonnables(yasshh), etc.)
• Éducation nivelée par le bas (histoire, connaissances générales, etc.)
• Perte d’identité nationale (individualisme, multi-culturalisme, etc.)
• Néo-colonialisme impérial : on impose un mode de vie, on impose une vision du monde et une économie, tous unifiés, mondialisés.
• Désinformation et j’en passe, je n’ai de leçon à donner à personne là-dessus…
En bref : Le débat gauche/droite est un leurre; c’est une addition droite-économique-libérale/gauche-sociale-progressiste.
Or : abus-d’un-système-économique-défaillant + soumission-au-système-de-valeur-qui-va-avec = mort.
Il faut rééquilibrer le débat. Amener du nationalisme et du vrai, pur, dur et non-partisan(comme sus-mentionné) :
1) Redorer le blason de la gauche économique.
2) Ramener le bon dans les valeurs traditionnelles.
Les deux se font entendre au Québec, mais si peu…
Alexandre Robichaud.
Qui en a mare du consensus socio-économique occidental et des pacifistes-progressistes collabos.
Refermez vos poings et ouvrez vos yeux…
Vincent Lemieux 2 juin 2011 - 15:55
Bonjour,
Tout comme madame Boucher, j’ai découvert ce site par la lettre de monsieur Khadir dans le Devoir. Étant un expatrié en Ontario depuis quelques années, je ne peux pas participer aussi activement à la politique du Québec, mais je la suis avidemment. Je suis tout particulièrement l’unique député de QS, Amir Khadir, et franchement, j’aime ce que je vois et entends. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il dit et il peut y aller de déclarations/gestes un peu moins posés et à saveur extrêmes quelques fois, mais c’est rafraîchissant de voir un politicien qui lance les débats, qui pose des bonnes questions, qui dérange cette classe politique complaisante à l’os et brasse les status quo. C’est aussi très rassurant de voir qu’il y a encore des gens qui ont des projets pour notre société, pour notre Québec, que les citoyens du Québec ne sont pas tous apathiques et cyniques. Ce site est un bel exemple.
J’étais jadis un sympatisant du PQ, ils avaient mon vote. Cependant, avec les années, l’envie de prendre le pouvoir semble avoir pris le dessus sur tout le reste et on dirait que le parti est devenu sclérosé. C’est un parti soi-disant souverainiste qui ne parle de souveraineté que quand ça semble payer électoralement parlant. Finis les grandes idées, les projets de sociétés et cette énergie que ce parti semblait avoir à ses débuts (je suis trop jeune pour avoir vécu ça, mais on m’en a parlé abondamment). Ce parti qui était un rassemblement de groupes souverainistes, mais qui maintenant semble vouloir s’approprier l’idée de l’indépendance du Québec comme s’il en était l’unique propriétaire. C’est une attitude arrogante qui me dégoûte. L’option souverainiste n’est pas partisane et ne doit jamais l’être.
Je compte revenir au bercail éventuellement (plus tôt que tard idéalement) et j’espère pouvoir m’impliquer activement.
Cordialement,
Vincent Lemieux
Édimestre 5 juin 2011 - 22:18
Merci Monsieur Lemieux pour vos bons mots.
Si je peux me permettre, peut-être avez-vous vu la chronique de Pierre Foglia dans la presse de cette fin de semaine, j’ai pensé à elle en vous lisant:
http://tinyurl.com/3ntwrgc
Si vous revenez, n’hésitez pas à non contacter,
Bien cordialement,
David Dubois
Responsable des communications
Ubbergeek 9 juil 2011 - 05:50
Commentaires sur le mini (encore moins de % que QS et les Verts..) parti parent, Parti Indépendantiste?