Des expériences inspirantes
En Bolivie, on prend son destin en main…
- En 2004, le président de la Bolivie Carlos Mesa met sur pied une assemblée constituante
- Celle-ci se met en branle dans un contexte où des entreprises étrangères exploitent les ressources naturelles en versant très peu de redevances à l’État (ça vous rappelle quelque part ?)
- La constitution votée par l’assemblée proclame que les retombées de l’exploitation des ressources naturelles devront dorénavant profiter à toute la population
en Tunisie également…
- En plus de chasser du pouvoir le dictateur Ben Ali, la population tunisienne a obtenu la mise sur pied d’une assemblée constituante
- Elle permettra à la Tunisie de repartir sur des bases nouvelles et de s’assurer que la nouvelle constitution réponde aux aspirations de la population…
et au Québec ?
- Bien que le Québec n’ait jamais connu l’expérience d’une assemblée constituante, nous avons l’habitude des grands rendez-vous démocratiques (commission Bélanger-Campeau sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, états généraux sur la langue française, commission Bouchard-Taylor, etc.)
- C’est maintenant au tour du Québec de prendre son destin en main…
Voir aussi l’expérience en Équateur
Voir aussi l’expérience en Islande
Martin PM 13 juin 2011 - 10:41
Est-ce qu’une constituante a déjà été mise sur pied par une nation qui n’était pas indépendante, pour adopter une constitution en tant qu’état non indépendant ou pour obtenir son indépendance de facto par l’adoption de sa nouvelle constitution?
Claude Demers 14 juin 2011 - 21:06
L’idée d’une assemblée constituante est la seule véritable démarche démocratique vers la souveraineté. Une telle assemblée doit être composée de toutes les couches de la population, dont les minorités et les peuples autochtones. Elle permettra aux Québécois d’établir les conditions dans lesquelles ils veulent nouer leurs relations politiques et économiques avec les États qui les entourent. Elle leur permettra aussi de faire valoir les grandes orientations économiques et sociales que la Constitution doit protéger.
À noter toutefois qu’il y a deux types d’Assemblées constituantes. Une assemblée constituante peut-être choisie par l’État ou elle peut-être élue. Une assemblée constituante doit être élue pour garantir es fondements démocratiques.
À ce sujet, Québec solidaire pourrait, dès maintenant, travailler avec les forces démocratiques du Québec dont, le mouvement ouvrier, les organisations féminines, les groupes populaires, les intellectuels, les organisations professionnels, culturelles, etc… à mettre sur pied une « Assemblée constituante populaire » dans le but de créer un véritablement mouvement, unifié autour d’un vaste projet national et incontournable.