Un pays de projets

Québec solidaire propose un projet de pays pour rendre possible un pays de projets écologistes, justes et pacifistes.
Certains de ces projets peuvent se réaliser ici et maintenant, sans toucher au statut constitutionnel du Québec. Toutefois, l’ambition de la population du Québec de réaliser plusieurs autres projets sera vite entravée par l’absence totale ou partielle de marge de manœuvre du Québec dans des domaines aussi fondamentaux que l’environnement, la politique étrangère, le commerce extérieur et même la langue. La pleine maîtrise de notre destin est donc indispensable pour réaliser l’ensemble des projets dont nous rêvons.


Quelques obstacles de taille à nos projets
  • La capacité du Québec de mieux soigner sa population, de lui offrir une éducation de qualité et des programmes sociaux étendus est très largement dépendante des transferts en argent – de nos impôts, en bonne partie – provenant d’Ottawa ;
  • En environnement, le Québec pourrait faire une meilleure lutte aux gaz à effet de serre en développant massivement son réseau ferroviaire, par exemple, mais il ne le peut pas, puisque les rails appartiennent au fédéral. De la même façon, puisqu’il s’agit d’une compétence partagée, la capacité du Québec à protéger ses cours d’eau comme le majestueux et stratégique Fleuve St-Laurent est sérieusement limitée ;
  • En politique étrangère, le Québec est totalement muselé. La capacité du Québec de refuser l’envoi de soldats à l’étranger pour faire des guerres aussi inutiles que coûteuses comme celle qui se déroule en Afghanistan, par exemple, ne lui est pas possible;
  • En matière de commerce extérieur, il nous est impossible de refuser d’être soumis aux règles injustes et contraignantes de l’Accord de libre échange nord-américain (ALÉNA) ou encore de l’Accord économique et commercial global (AECG), que négocie présentement Ottawa avec l’Union européenne. Ces accords ont pourtant un impact considérable sur nos vies.

Même le consensus québécois autour de la nécessaire protection de la langue française est mis à mal par les multiples interventions de la Cour suprême qui a invalidé des parties importantes de la Loi 101 au cours des dernières années.

 

 

Commentaires(2)
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    Martin PM 13 juin 2011 - 10:39

    Je rajouterais la question de l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe du St-Laurent: Québec en tant que province n’a aucun droit sur les ressources dans les eaux maritimes du golfe, sa frontière s’arrêtant au rivage. Il en serait tout autre pour un Québec indépendant qui aurait droit à des eaux territoriales en milieu maritime (lire «Le Québec: un territoire incertain» de Henri Dorion et Jean-Paul Lacasse ou consulter les travaux du colloque 2011 des Intellectuels pour la souveraineté, http://www.ipsoquebec.org/).

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    David Bélanger 8 août 2011 - 21:52

    Et que dire de l’exploitation minière qui nous coûte de l’argent comme citoyen, c’est scandaleux de voir ces richesses exploitées de la sorte. C’est comme un open bar que nous payons au entreprise minière qui font de gros profit. J’aimerais en savoir plus si vous connaissez le domaine. Je vous invite à voir http://renartleveille.wordpress.com/2009/11/05/richard-desjardins-mine-malartic-osisko/ un documentaire fort intéressant avec Richard Desjardins à ce sujet.

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